Une belle histoire de 3 000 ans…

L’huile sacrée de nigelle est issue des graines d’une petite fleur qui pousse à l’ombre des oasis égyptiennes. Elle est communément appelée dans tout l’Orient « huile de cumin noir ». Une fiole d’huile fut d’ailleurs retrouvée dans le tombeau de Toutankhamon. Les médecins personnels des pharaons utilisaient en effet, le cumin noir pour faciliter la digestion, soigner les maux de dents, les migraines, les infections, les troubles inflammatoires, allergiques, respiratoires (asthme). La notoriété de cette graine était telle, qu’elle faisait partie intégrante de la cuisine quotidienne. Aujourd’hui encore, le pain en Orient est souvent parsemé de cumin noir.

Nefertiti et Cléopâtre réputées pour leur beauté et la perfection de leur teint étaient des utilisatrices averties de cette huile de santé et de beauté. C’est pourquoi en Egypte, l’huile de nigelle est aussi appelée « huile des pharaons ». D’autres noms lui sont attribués du fait de ses vertus aussi nombreuses que merveilleuses : habbat al sawda qui signifie la graine bénie, habbat al baraka : la graine de la chance… car l’huile de nigelle ou cumin noir est mentionnée dans la bible et fut définitivement immortalisée par le prophète Mohamed dans ce hadith : « ce cumin noir guérit de tout sauf de la mort » !

Rénommée en Orient, connue et utilisée par la médecine chinoise, elle est aussi un remède millénaire en Inde recommandé par la médecine ayurvédique (reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé) sous le nom de Kalinji : l’énergie chaude. Si vous êtes allée en Inde, vous avez forcément mangé cette graine parfumée : elle agrémente les « naans », les galettes de pain indien. Elle fait partie aussi du célèbre "panch phoron", le curry bengalais. Ces médecines traditionnelles savent en effet qu’il vaut mieux prévenir que guérir et le cumin noir est une alliée précieuse.